Textes d'ateliers

Ecrire année 1

Rappelle-toi, comme il avait le don de trouver toutes sortes d’idées pour se faire de l’argent de poche. Nous parcourions le quartier avec lui, les yeux baissés à la recherche d’une pièce de monnaie que nous trouvions parfois. Le plus souvent, nous ramassions de nombreuses capsules métalliques, bière, Coca, jus de fruit, un plein sac qu’il allait revendre au poids chez le ferrailleur du Tonkin. Nous n’avons jamais vu la couleur de l’argent. Il nous faisait avaler la pilule avec un sourire si charmeur que nous récidivions à chaque fois, ravies de le suivre dans le sillage de ses taches de rousseur...

Ecrire année 2

Je vais me recoucher. Les toilettes étaient encore propres après le petit-déjeuner. Il n’y a personne dans le couloir. Je suis la dernière comme d’habitude.

Nouvelle

La dame, elle demande si j'aimerais venir habiter chez elle. Je lui dis que j'ai jamais vu une maison aussi belle, bien propre et tout. La dame et Nadine rient. Si Madame Chazet veut bien que tu viennes chez elle, tu seras sage, tu ne feras plus de bêtises ? Qu'elle me dit Nadine. Ben, bien sûr ! Faut toujours qu'elle pose des questions comme ça.

Fragment

Je suis en panne
Tu es en panne
Il est en panne
Nous sommes en panne
Vous êtes en panne
Ils sont en panne…

Biographie et autobiographie

Le silence est incroyable,
et pourtant,
partout autour de moi,
j'entends des camarades crier, courir, tomber.

Atelier en ligne

La pièce est blanchâtre, probablement éclairée par des spots. Au fond de la pièce, une porte. Une porte qui se détache à peine du mur, une porte qui veut passer inaperçue. La sortie. Un tableau des jours de permanence accroché au mur, tableau de permanence, roulement, remplacement, relais pour assurer la sécurité de la zone.

Nouvelle en ligne

Il n’a pas voulu attendre dehors alors il est entré. Il croyait trouver Sabine devant la porte du restaurant, elle est toujours en avance quand ils ont rendez-vous.

Correspondance

Maintenant que je t’en parle, je me souviens d’une de ces soirées d’août. L’été 1923 était particulièrement torride. J’étais allée me baigner dans le Bosphore. Mes amies et moi avions plongé des pontons en béton où abordaient les navires. Nous avions fait des concours de natation. Puis, épuisées, nous nous étions assises sur l’embarcadère et avions écouté les sirènes des cargos à vapeur qui accostaient.

Texte long

C’est Vic qui a commencé la discussion. Je ne me souviens plus de ce qu’elle a dit. C’était la première fois, que j’osais vraiment la regarder.

Texte long

Rayon de lune
dans le carré noir de la fenêtre.

Une infime frontière sépare la respiration régulière qu’elle entend tout à côté d’elle du ronflement.
Il dort. Elle ne dort pas.